Appel à la grève et à la manifestation pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie, et pour l’avenir des jeunes !
Les travailleurs et les travailleuses vivent un déclassement inédit. Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions. Notre pays est au bord de la récession et les plans de licenciements se multiplient dans l’industrie comme dans le commerce ou les services.
Pourtant, le gouvernement dans son projet de budget aggrave encore la situation en s’attaquant notamment aux plus précaires et aux malades en gelant les prestations sociales et en réduisant le rôle protecteur de la sécurité sociale. Il baisse aussi les moyens de nos services publics et gèle le salaire des fonctionnaires pourtant en première ligne encore cet été pour sauver des vies et répondre aux besoins de la population face aux canicules et aux mégafeux. Face aux défis climatiques et
technologiques qui nous attendent, une politique industrielle n’est plus une option : elle est une nécessité absolue qui fait pourtant toujours cruellement défaut.
La mobilisation des lycéen·nes et des étudiant·es est légitime. Leur colère, leurs inquiétudes et leurs revendications doivent être entendues et prises en considération.
Les jeunes doivent pouvoir grandir, apprendre, se former, construire leur avenir dans des conditions dignes. Dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations partagent les revendications pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité. Nous soutenons le droit des lycéen·nes et des étudiant·es à se mobiliser, à manifester et à se réunir pacifiquement, librement et en sécurité.
Le 17 octobre, plusieurs centaines de milliers de personnes se sont mobilisées partout en France pour porter des revendications de justice sociale, de pouvoir d’achat, de défense des services publics et d’avenir pour la jeunesse. Cette mobilisation a démontré la profondeur des inquiétudes et de la colère qui traversent aujourd’hui le pays.
Les revendications exprimées depuis plusieurs semaines par les salarié·es du public et du privé, les retraité·es, les étudiant·es et les lycéen·nes demeurent largement sans réponse. Pourtant, les difficultés de pouvoir d’achat, les dégradations des conditions de travail et d’études ainsi que l’affaiblissement des services publics imposent des réponses immédiates.
L’intersyndicale du Maine-et-Loire réaffirme son attachement aux libertés démocratiques et au droit fondamental de manifester. Les manifestations doivent pouvoir se dérouler dans le calme, la sécurité et le respect des personnes comme des
biens. Nous appelons à poursuivre la mobilisation de manière déterminée et pacifique.
Nous demandons le plein respect du droit de manifester, de se réunir et de faire entendre collectivement ses revendications. Ces dernières semaines, de nombreux témoignages ont fait état d’entraves à l’exercice de ce droit, d’interventions disproportionnées et de violences ayant touché des manifestant·es, des militant·es syndicaux·ales et particulièrement des jeunes mobilisé·es.
L’intersyndicale exprime sa solidarité avec toutes celles et tous ceux qui ont subi ces violences et estime qu’aucune réponse sécuritaire ne saurait remplacer les réponses sociales, économiques et démocratiques attendues par la population. Les revendications doivent être entendues, discutées et prises en compte.
Face à l’urgence sociale, salariale, industrielle et écologique, face à la dégradation continue des services publics, face au mépris opposé aux revendications des travailleur·euses, des retraité·es et de la jeunesse, nous appelons à faire grève et manifester le jeudi 5 novembre.
Nous demandons :
• L’ouverture immédiate dans toutes les entreprises et dans toutes les branches de négociations pour augmenter les salaires et réaliser l’égalité salariale Femmes – Hommes
• L’augmentation des pensions des retraités, pour le régime de base comme pour les retraites complémentaires AGIRC ARRCO
• L’augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires et des mesures de revalorisation des carrières de la fonction publique
• L’augmentation du SMIC et de toutes les aides sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, RSA…)
• Une planification environnementale et industrielle pour relocaliser et décarboner notre industrie. Des moyens pour lutter contre le réchauffement climatique et adapter notre société : isoler les bâtiments, végétaliser les villes, développer les transports collectifs décarbonés
• L’augmentation des moyens de nos services publics pour préparer l’avenir, former les jeunes, soigner et accompagner nos aînés et faire face au dérèglement climatique
• Des mesures de justice fiscale pour taxer les patrimoines, les héritages et les dividendes, l’évaluation, le conditionnement et le redéploiement des 211 milliards d’aides publiques.
Les organisations syndicales alertent solennellement gouvernement et patronat. La colère est immense. La situation du pays est fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales.
Téléchargez ici le communiqué et voir ci-dessous
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