Communiqué de l’UD FO 49
à Angers, le 02 février 2026
Le journal patronal « Les Échos » nous informe que le Président du Medef a remis un « document interne » sur l’emploi des jeunes aux syndicats qui demande :
- un contrat de travail « à droits progressifs », pouvant être rompu sans motif pendant les trois premières années.
- une rémunération inférieure au SMIC « pour un public cible sur une durée limitée et, potentiellement par la négociation collective »
- un allongement de la période d’essai ciblée sur les jeunes « peu ou pas qualifiés ».
• la suppression du motif de recours à l’intérim ou au CDD ainsi que du délai de carence entre deux contrats et des plafonds de 18 mois et de deux renouvellements …
- l’assouplissement de la réglementation du travail temporaire pour les jeunes de moins de 30 ans : l’obligation pour les temps partiels d’être au moins de 24 heures hebdomadaires, sauf accord de branche, pourrait ne pas s’appliquer à eux !
En 2006, Dominique de Villepin avait déjà essayé : le Contrat Première embauche (CPE) devait permettre à l’employeur de rompre dans les deux premières années sans avoir à motiver sa décision. Cela avait conduit à une mobilisation historique de la jeunesse soutenue par les syndicats. Jacques Chirac avait dû y renoncer bien qu’il ait promulgué la loi.
Rappelons également que le contrat d’’insertion professionnelle (CIP) créé par Edouard Balladur en 1994 pour rémunérer 80 % du SMIC les moins de 26 ans ayant une formation égale, au plus, au BAC ou au Brevet professionnel, avait également dû être abandonné après un puissant mouvement social emmené par la jeunesse.
Nous sommes en 2026, et, aux côtés de la jeunesse, FO 49 prendra également toute sa place dans le combat contre ces plans funestes !
Évoquant des enjeux économiques, le Medef, veut une phase de « diagnostic paritaire » en commençant par une journée « entre numéros un », pour ensuite « négocier sur certains points ».
Pour FO 49, il ne peut pas y avoir de diagnostic partagé avec le MEDEF : ses « revendications » sont diamé- tralement opposées à celles de la jeunesse ! Notre Union départementale renouvelle son point de vue sur la Conférence Sociale « Travail Emploi Retraites » qui n’est pas un lieu de négociation mais une manière pour le gouvernement MACRON et le patronat d’avancer vers la baisse des droits des salariés en se targuant d’un soi-disant
« dialogue social ».
FO n’a rien y faire !
Corvéable à souhait, sous-payés, licenciable à loisir … ou envoyés sur le front ?
Les jeunes qui se rendront à France Travail auront-ils le choix entre la grande précarité ou le recrutement par la
« Force spéciale défense » à France Travail sous la direction d’un Général censée être créée d’ici le 23 avril 2026 comme l’a annoncé le ministre FARANDOU ?
Ni chair à patrons, ni chair à canon !
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2026_02_02_COMMUNIQUÉ UDFO49_LE MEDEF DECLARE LA GUERRE A LA JEUNESSE (1)