Les collègues à nouveau réunis massivement, votent la poursuite de la grève !
3ᵉ journée de mobilisation depuis mardi dernier. Les personnels des urgences sont une nouvelle fois fortement mobilisés à partir de 13 h en bas du bâtiment de la direction du CHU d’Angers où une délégation avec FO rencontrait la directrice générale.
De nombreux collègues des services sont venus apporter leur soutien : Brancardiers, assistantes sociales, médecine interne, maladies infectieuses, soins intensifs de cardiologie, ambulanciers, UPSY…
L’union départementale FO était également présente avec des représentants de l’interprofessionnelle, du CESAME, des EHPAD, de la territoriale… Des usagers sont également venus soutenir les grévistes.
Ce même jour, les ARM étaient aussi en grève, notamment pour des effectifs supplémentaires. Le syndicat FO leur apporte soutien total.
Après avoir remis la faute sur l’épidémie, l’épisode neigeux, la grève des médecins libéraux, ce que les collègues ont contesté, la directrice a fait une annonce. Elle ouvre dès demain, 10 lits dédiés aux urgences dans une unité disponible. Ces lits ne seraient ouverts que temporairement et dans un premier temps avec des effectifs des pools de remplacements et de l’intérim. La semaine dernière encore, cette solution était impossible pour la direction. Les lignes bougent face à une mobilisation massive des personnels.
Concernant la revendication de création d’un poste d’aide-soignant, la directrice générale se donne 8 jours pour revenir vers les grévistes et leur apporter une réponse.
Les soignants ont rappelé à la directrice qu’ils n’acceptaient plus de prendre en charge les patients dans les urgences dans de telles conditions ; qu’il est question de la vie de patients, de maltraitance. La direction met en avant des problèmes sur l’ensemble du territoire, mais il n’en demeure pas moins que c’est elle qui porte la responsabilité des patients qui attendent des jours dans les couloirs des urgences de son établissement ! C’est à elle de trouver des solutions pérennes.
Nos collègues, réunis en assemblée générale, ont fait le point sur ces annonces qu’ils considèrent comme très loin de satisfaire les besoins sur le long terme. Ce n’est que du temporaire alors qu’il manque des lits toute l’année.
Les grévistes pointent également les responsabilités de l’agence régionale de santé qui applique la rigueur budgétaire et les politiques de santé au niveau régional. « S’il le faut, nous irons nous adresser au directeur régional de l’ARS ». Il est aussi question de prendre contact avec les urgences en grève à Saint-Nazaire.
Nos collègues ont voté à l’unanimité la poursuite de la grève et de nouvelles actions dans les jours à venir. Ils ne lâcheront rien car la situation n’est plus acceptable. Les infirmiers de l’unité de psychiatrie dans les urgences (UPSY) entrent à leur tour en grève. La direction doit répondre aux revendications faites et prendre en considération.